La guitare, à 15 ans
À quinze ans, Serge touche à sa première guitare. D'abord influencé par le flamenco, il est vite séduit en écoutant Paco de Lucia, Al Di Meola et John McLaughlin. Dès le départ, il ne recherche pas la facilité.
Mille spectateurs, puis Manitas de Plata
En mai 1982, mille personnes le découvrent à la salle Marcel Pagnol de Villiers-le-Bel, avant une tournée dans le sud de la France. De retour à Paris, il assure en septembre la première partie de Manitas de Plata, enchaîne les clubs parisiens, les stations balnéaires et ses premières émissions radio.
Un goût sans limite pour Django
Il découvre en lui un goût sans limite pour le jazz de Django Reinhardt, tout en écoutant Wes Montgomery, Charlie Parker, John Coltrane et Clifford Brown. Jusqu'en 1987, il se consacre à un entraînement intensif : critiques et artistes s'accordent alors à saluer une technique irréprochable.
Des scènes aux plateaux télé
Après des tournées en trio, quartet et quintet, il apparaît dans plusieurs shows télévisés — Canal + en décembre 1989, France 2 en janvier 1990.
Salle Pleyel, aux côtés de Babik Reinhardt
Le 23 janvier, en hommage à Django, il reconstitue le célèbre Quintette du Hot Club de France avec Babik Reinhardt, Richard Chiche et Pierre Blanchard au violon. Le 26 janvier, son trio triomphe au Casino de Paris ; le 28 mars, il joue au SAVA Centar de Belgrade devant près de 5 000 personnes. En juin, il est au Festival de Samois et tourne le film Django Legacy de John Jeremy pour la télévision anglaise. En août, il signe la musique d'un film d'Alex Métayer, sous la direction de Babik Reinhardt.
La Grande Parade du Jazz de Nice
En juillet, accompagné de ses complices Richard Chiche et Thierry Colson, il joue à la Grande Parade du Jazz au festival de Cimiez à Nice — juste après le groupe du saxophoniste Bill Evans, puis le lendemain après le trio de John McLaughlin. Il participe aussi aux Django d'Or avec le big band d'Emmanuel Beix.
Le jazz moderne, et l'envie de transmettre
Attiré par le jazz moderne sans jamais négliger la musique de Django, il commence dès 1997 à enseigner à la nouvelle génération de guitaristes, pour que l'art du génial manouche ne meure jamais, tout en poursuivant ses tournées en clubs et festivals.
Révélé par George Benson au Blue Note
Rencontre décisive en juillet 1998 avec l'illustre George Benson. Le 30 août 1999, celui-ci le présente en guest au mythique Blue Note de New York, où le public lui réserve une véritable ovation. La même année, il enregistre au Canada avec le violoniste Charles Wizen (JAC Records) et au Gypsy Jazz Guitar Festival en Angleterre (Fret Records), et multiplie les séances de studio avec Mani L. Subramaniam, Paco Sery ou Louis Winsberg. En novembre 2000, Just Jazz Guitar Magazine confirme le choix de Benson : Serge est la révélation du moment.
Acid-Bop Project
Après une année consacrée à la composition, il fonde son propre groupe Acid-Bop Project, où il interprète ses œuvres dans un style groove et funk teinté de George Benson, Pat Martino et Frank Gambale — dont le « sweeping » a profondément marqué son jeu.
Le caméléon du swing au funk
Il se produit au Half Note d'Athènes, à Jazz à Vienne en trio avec Biréli Lagrène, puis en première partie d'Al Jarreau au Park City International Jazz Festival (Utah), aux côtés de Natalie Cole, Phil Woods ou Regina Carter. Guitariste de swing manouche autant que bopper à tendance funk, Serge Krief est un véritable caméléon, capable de passer d'un style à l'autre sans la moindre difficulté.



