Héritage

Ce qu'ils portent
en eux

Leur héritage n'est pas qu'une affaire de sang : c'est une passion transmise, une exigence, une manière de vivre la musique. Et au cœur de cette histoire, il y a un homme — leur père, Serge Krief.

« On n'hérite pas seulement d'un nom. On hérite d'un feu, d'une discipline, d'une liberté. Avant les Krief Brothers, il y a eu le chemin d'un homme qui a consacré sa vie à la guitare. »

Serge Krief à la guitare

Leur père

Serge Krief

Né à Paris en 1962, Serge Krief est de ces guitaristes qui n'ont jamais cherché la facilité. Du flamenco de Paco de Lucia au jazz de Django, du swing manouche au funk le plus moderne, il a fait de sa guitare un langage sans frontières.

Salué par la critique pour sa technique irréprochable, révélé au public américain par George Benson lui-même, il incarne ce que ses fils portent à leur tour : l'excellence, la curiosité et l'amour du beau son.

1977 — Les débuts

La guitare, à 15 ans

À quinze ans, Serge touche à sa première guitare. D'abord influencé par le flamenco, il est vite séduit en écoutant Paco de Lucia, Al Di Meola et John McLaughlin. Dès le départ, il ne recherche pas la facilité.

1982 — La scène

Mille spectateurs, puis Manitas de Plata

En mai 1982, mille personnes le découvrent à la salle Marcel Pagnol de Villiers-le-Bel, avant une tournée dans le sud de la France. De retour à Paris, il assure en septembre la première partie de Manitas de Plata, enchaîne les clubs parisiens, les stations balnéaires et ses premières émissions radio.

1983 – 1987 — La révélation

Un goût sans limite pour Django

Il découvre en lui un goût sans limite pour le jazz de Django Reinhardt, tout en écoutant Wes Montgomery, Charlie Parker, John Coltrane et Clifford Brown. Jusqu'en 1987, il se consacre à un entraînement intensif : critiques et artistes s'accordent alors à saluer une technique irréprochable.

1987 – 1989 — La reconnaissance

Des scènes aux plateaux télé

Après des tournées en trio, quartet et quintet, il apparaît dans plusieurs shows télévisés — Canal + en décembre 1989, France 2 en janvier 1990.

1990 — La consécration

Salle Pleyel, aux côtés de Babik Reinhardt

Le 23 janvier, en hommage à Django, il reconstitue le célèbre Quintette du Hot Club de France avec Babik Reinhardt, Richard Chiche et Pierre Blanchard au violon. Le 26 janvier, son trio triomphe au Casino de Paris ; le 28 mars, il joue au SAVA Centar de Belgrade devant près de 5 000 personnes. En juin, il est au Festival de Samois et tourne le film Django Legacy de John Jeremy pour la télévision anglaise. En août, il signe la musique d'un film d'Alex Métayer, sous la direction de Babik Reinhardt.

1991 — Les grandes scènes

La Grande Parade du Jazz de Nice

En juillet, accompagné de ses complices Richard Chiche et Thierry Colson, il joue à la Grande Parade du Jazz au festival de Cimiez à Nice — juste après le groupe du saxophoniste Bill Evans, puis le lendemain après le trio de John McLaughlin. Il participe aussi aux Django d'Or avec le big band d'Emmanuel Beix.

1995 – 1997 — La transmission

Le jazz moderne, et l'envie de transmettre

Attiré par le jazz moderne sans jamais négliger la musique de Django, il commence dès 1997 à enseigner à la nouvelle génération de guitaristes, pour que l'art du génial manouche ne meure jamais, tout en poursuivant ses tournées en clubs et festivals.

1998 – 2000 — L'Amérique

Révélé par George Benson au Blue Note

Rencontre décisive en juillet 1998 avec l'illustre George Benson. Le 30 août 1999, celui-ci le présente en guest au mythique Blue Note de New York, où le public lui réserve une véritable ovation. La même année, il enregistre au Canada avec le violoniste Charles Wizen (JAC Records) et au Gypsy Jazz Guitar Festival en Angleterre (Fret Records), et multiplie les séances de studio avec Mani L. Subramaniam, Paco Sery ou Louis Winsberg. En novembre 2000, Just Jazz Guitar Magazine confirme le choix de Benson : Serge est la révélation du moment.

2001 — Le funk

Acid-Bop Project

Après une année consacrée à la composition, il fonde son propre groupe Acid-Bop Project, où il interprète ses œuvres dans un style groove et funk teinté de George Benson, Pat Martino et Frank Gambale — dont le « sweeping » a profondément marqué son jeu.

2002 et après — L'international

Le caméléon du swing au funk

Il se produit au Half Note d'Athènes, à Jazz à Vienne en trio avec Biréli Lagrène, puis en première partie d'Al Jarreau au Park City International Jazz Festival (Utah), aux côtés de Natalie Cole, Phil Woods ou Regina Carter. Guitariste de swing manouche autant que bopper à tendance funk, Serge Krief est un véritable caméléon, capable de passer d'un style à l'autre sans la moindre difficulté.

Benson l'a présenté comme la révélation du moment. Ezeckiel et Lior, eux, l'ont simplement appelé papa — et l'ont regardé jouer.

Serge Krief en vidéo

Écoutez le maître

George Benson & Serge KriefLa rencontre
Top of the World — Serge KriefReprise de George Benson
Zazou — Serge Krief & LiorFrance Musique

Et puis, eux

De son histoire à la leur

Ezeckiel et Lior ont grandi dans ce monde-là : la pompe manouche et le groove américain, Django et George Benson, la rigueur et la liberté. De ce double héritage est né leur duo. Ils ne rejouent pas le passé : ils le prolongent, avec leur son, leur génération, leur énergie.

Découvrir leur biographie Les écouter

Enraciné & actuel

Un art de la tradition,
un son d'aujourd'hui

Comme leur père, les frères Krief refusent de choisir entre les racines et le présent. Leur musique dialogue autant avec le swing du Hot Club qu'avec la soul et le funk que l'on écoute aujourd'hui.

Django ReinhardtGeorge BensonStevie Wonder Earth, Wind & FireWes MontgomeryPat Martino Biréli Lagrène
Égéries de la marque

D'Angelico

Par leur travail et leur exigence, Ezeckiel et Lior ont l'honneur d'être directement égéries de la prestigieuse marque de guitares D'Angelico — une maison qu'ils sont fiers de représenter.

D'Angelico est l'un des noms les plus emblématiques de la lutherie américaine, réputé pour ses guitares archtop d'exception au son chaud et raffiné.

Représenter cette marque, c'est porter un instrument à la hauteur de leur héritage — et affirmer leur place dans le jazz d'aujourd'hui.

↳ Envoyez-moi vos photos avec les guitares D'Angelico : je les intègre dans le portrait ci-contre et dans la galerie ci-dessous.

Lior Krief — guitare D'Angelico New York